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Nicolas JOFFRE : Un ostéopathe pas comme les autres

A 27 ans, le jeune ostéopathe roussillonnais possède déjà une sacrée expérience professionnelle acquise au contact de pilotes de haut niveau. Il nous raconte comment il a su conjuguer sa passion pour l’automobile et son métier.    

Comment s’est passée la Ronde des Pyrénées à laquelle vous avez dernièrement participé ?
« J’étais au volant d’une Jaguar type E avec mon père comme copilote. C’était sa première grosse sortie. C’est vraiment une super voiture. J’ai été étonné par son agilité et son comportement. La type E est une voiture mythique et maintenant on comprend mieux pourquoi. Nous avons fini 2ème du classement régularité derrière mon cousin Geoffrey Payré ».  

Cela fait longtemps que vous disputez ce genre d’épreuve ?
« J’ai commencé quand j’avais 13 ans à l’occasion de la Nuit des Longs Capots. Non … en fait j’avais 7 ans. On pouvait monter à 3 par voiture et j’étais assis à l’arrière de la Triumph TR3. Puis mon père m’a acheté une Austin Mini alors que je n’avais pas encore le permis. Il m’a transmis sa passion. Tous les dimanches matins, nous partions faire 200 km ensemble à travers tout le pays ».

Si je me souviens bien, nous nous étions croisés sur les pistes de karting.
« En effet. Dès 12 ans, j’ai fait mes débuts en karting en même temps que l’ouverture du Circuit du Roussillon à Rivesaltes. La rencontre avec Christian Berton, créateur du circuit et formidable passionné, m’a incité à poursuivre. Mon père n’était pas branché compétition mais après avoir commencé à l’école de karting, j’ai participé à des courses régionales, puis au championnat de France Cadet et d’Europe en Catégorie Rotax max. Mon plus beau résultat a été une 5e place lors de l’épreuve du Championnat d’Europe organisée sur le Circuit du Roussillon… ».

Pourquoi avoir ensuite privilégié les épreuves de régularité plutôt que les courses de vitesse pure ?
« C’était surtout une question de budget. Dans le département, nous avons les Longs Capots et d’autres épreuves de régularité. J’ai privilégié la voiture ancienne et le plaisir de l’agrément de conduite. Mais le vieux démon de la compétition est toujours là. On réfléchit à monter un projet avec des copains. Notre réflexion s’articule autour des courses sur circuit. Soit un championnat de voitures anciennes ou bien du moderne avec la Catheram cup ».

Vous ne vous êtes pas seulement cantonné aux courses de notre département. Je crois que vous avez également participé au Monte-Carlo historique avec une Alpine A310 ?
« Oui en 2013 et 2014, mais c’était en tant que copilote d’Antoine Leclerc. Il a été champion de France GT en 2008, pilote ART Grand Prix et officiel Bentley. Je l’ai rencontré quand j’étais ostéopathe dans le Team Pro Gt de Philippe Alméras ».  

Racontez-nous un peu ce privilège de cumuler sa passion et son métier.
« Ça a commencé avec mon mémoire de fin d’étude quand j’étais à Marseille. Je souhaitais conjuguer sport auto et ostéopathie. Jean-Pierre Bobo, personne éminente du sport automobile dans notre département, m’a permis de mettre le pied à l’étrier en me faisant profiter de son carnet d’adresses. C’est comme ça que j’ai débuté avec Alméras. Une fois diplômé, Philippe m’a gardé car il avait pu évaluer de manière très précise tout au long de la saison l’apport positif de mon travail sur le rendement des pilotes. Je suis resté 3 ans avec lui en Championnat de France GT et en Blancpain Endurance Series (niveau international). J’ai travaillé avec des pilotes comme Anthony Beltoise et Franck Perera, plus jeune champion du Monde Karting et ancien pilote officiel Toyota. J’ai d’ailleurs gardé de super relations avec lui. En 2015, j’ai activement participé à monter Top Drive Service qui engageait notamment une BMW Z4 en European Le Mans Series. C’était passionnant. J’étais le référent médical de l’équipe. J’ai touché le plus haut niveau au travers de cette formidable expérience. J’ai été sur les plus grands circuits européens. La participation aux 24 heures de Spa reste le moment le plus fort de cette aventure. C’est un circuit hyper exigeant. J’ai ressenti la passion fervente qui règne dans ce temple du sport automobile. J’étais très proche des pilotes et cela m’a permis de voir plein de choses très intéressantes ».

Pouvez-vous nous en dire plus ?
« Bien sûr. Mon expérience dans le karting m’a beaucoup aidé pour comprendre et communiquer avec les pilotes. Comprendre les contraintes et les charges physiques du métier de pilote. Avant les courses, j’allais faire le tour de la piste à pied avec eux… Les athlètes ont une valeur marchande. Tu dois faire en sorte que rien ne vienne entraver leur pleine forme. Je n’avais pas imaginé ça. C’est différent dans le cadre sportif par rapport au cadre normal. Ca a changé beaucoup de choses dans ma vie professionnelle. J’essaie désormais d’être plus dans l’anticipation avec mes patients au quotidien ».

Cette belle expérience est désormais derrière vous. Avez-vous de nouvelles aventures, de nouveaux projets en tête ?
« Cette année est une année de transition. J’aimerais aller vers le sport auto en tant que participant. Revenir dans une équipe de course comme ostéopathe m’intéresse aussi mais je veux choisir un beau projet. Ostéo à plein temps dans le sport auto, c’est compliqué. Le côté jusqu’au-boutiste dans le milieu du sport pro est très intéressant. Pourquoi pas dans un autre sport que l’automobile. Si on me propose de suivre une équipe de Curling pour aller aux Jeux Olympiques, je suis d’accord ».  

Dorian Hirat

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  • Nicolas Joffre (à gauche sur la photo) en plein debriefing lors des 24h de Spa 2014 avec Eric Dermont, Franck Perera (ex pilote F1 Toyota) et Marco Bonnanomi (pilote Audi).
    Nicolas Joffre (à gauche sur la photo) en plein debriefing lors des 24h de Spa 2014 avec Eric Dermont, Franck Perera (ex pilote F1 Toyota) et Marco Bonnanomi (pilote Audi).
  • En séance dans le Motor Home, avec Lucas Lasserre (ancien pilote Panoz).
    En séance dans le Motor Home, avec Lucas Lasserre (ancien pilote Panoz).
  • Nicolas n’a pas encore le permis et copilote son père  pour la Nuit des Longs Capots 2006 à bord de la Triumph TR3.
    Nicolas n’a pas encore le permis et copilote son père pour la Nuit des Longs Capots 2006 à bord de la Triumph TR3.
Publié le par Copilot.fr
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