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Portrait de Christian ROIG

20 ans après sa 2ème place acquise au volant d’une 205, le pilote de Vinça s’est rappelé au bon souvenir de tous ceux qui avaient oublié qu’il était un pilote talentueux en remportant la dernière édition du rallye du Vallespir. Il s’apprête à défendre son titre dans deux mois avec une nouvelle copilote à ses côtés, Julie Petitfils-Gadaut.  

« Un matin j’entends du bruit à la fenêtre. Je prends ma moto et je vais voir ce qui se passe. Le rallye du Roussillon passait à quelques encablures de la maison. Je me suis immédiatement dit je vais courir »
confie Christian Roig. Le mécanicien moto qui faisait du motocross en loisir fait alors ses débuts sur 4 roues au volant d’une Samba groupe A en 1986. Des débuts tonitruants sur les chapeaux de roues et sur le toit !  « J’allais un peu trop vite. Je dérangeais les pilotes installés mais je sortais souvent »
précise le pilote de Vinça. Tant et si bien que neuf ans plus tard en 1995, il n’en est qu’à sa 7ème  épreuve lorsqu’il monte sur le podium d’arrivée du Vallespir en Dauphin de Sastre. Il s’éclipse ensuite pendant plusieurs années avant de revenir avec une 205 groupe F puis une ZX F2000 sans grand succès.

« Mon gros problème c’est que dès que j’ai une auto qui marche, je m’en sépare. Quand tu aimes la mécanique, tu aimes bien partir de zéro et mettre au point » explique Christian. Et puis à 40 ans, il découvre le sport et la course à pied, discipline dans laquelle il obtient d’excellents résultats.
« J’ai jeté tout ce que j’avais du rallye, les coupes, les bouquins… je m’entrainais 2 fois par jour en course à pied… » lâche Christian avant d’ajouter « Si j’avais su, j’aurais fait du sport plus tôt. Tu es d’un calme olympien dans la voiture.  Avant je roulais le baquet dans le volant, maintenant je suis en mode canapé. Je suis décontracté au volant et j’ai un super mental ».
Cette précieuse expérience Christian Roig a su la mettre à profit lors de son dernier come-back en date au volant de la Mitsubishi Lancer. Un choix de voiture un peu surprenant pour celui que l’on a toujours connu au volant de petites tractions et qu’il nous explique de la manière suivante :
« Pendant longtemps, j’ai préparé les voitures de Gilles Roca. Quand il a acheté la Subaru de Richard Génesca, j’ai eu l’occasion de faire des essais et j’ai découvert qu’une voiture 4 roues motrices à moteur turbo était formidablement efficace et facile à conduire. J’ai donc choisi la Mitsu car ça ne coûte pas très cher aujourd’hui ».

Des liens privilégiés avec Josep Calm le sorcier catalan, grand spécialiste des Mitsubishi, a également permis à Christian de développer efficacement sa voiture jusqu’à ce week-end d’Avril 2015 où à plus de 50 ans la consécration est enfin arrivée. 7ème   au soir de la première journée de course, Christian Roig a su profiter de la pluie qu’il affectionne pour effectuer un retour gagnant grâce à un judicieux choix de pneus sous les regards médusés de ses adversaires  qui avaient oublié au fil des ans, des abandons, des absences que Christian Roig était un as du volant. Il confirmait ensuite son retour au premier plan en terminant 4ème   du rallye du Cabardes avant de subir une avarie moteur au Fenouillèdes un rallye à domicile qui ne lui a jamais réussi. Pour 2016, le pilote de Vinça débutera en compagnie de Julie Petitfils-Gadaut qui l’avait déjà copiloté en 2002, par le rallye de l’Hérault puis enchainera par le rallye du Vallespir dans lequel il assumera parfaitement le numéro un sur les portières de sa Mitsubishi Lancer immaculée qu’il a encore fait progresser en châssis. Cette fois-ci ses adversaires sont prévenus.

 

Dorian Hirat

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Publié le par Copilot.fr
Portrait de Christian ROIG
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« Roig faisait des temps de fou avec la Samba ! »

L’agriculteur d’Ille-sur-Têt, ancien pilote officiel Peugeot, certainement le pilote de rallye le plus talentueux que le Roussillon ait connu, nous parle de son copain Christian Roig :
« A mes débuts, il me faisait l’assistance car comme il avait cassé sa voiture il était à pied pendant un moment. Lors du rallye du Roussillon, il réalisait des temps de fou avec sa Samba. Il était juste derrière moi et Barat. Puis il s’est mis sur la tête ! Ensuite avec la 205, il a fait également de bons temps. Mais il sortait trop souvent et en rallye il faut arriver au bout pour apprendre et progresser.  Aujourd’hui il s’est assagi. Il réfléchit plus qu’avant et il a su bien faire évoluer sa Mitsubishi. Sa victoire au Vallespir est méritée ».  

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