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Nicolas Falloux, Dakar 2018 : "On a passé trois jours sans dormir !"

Depuis le jour où il a créé son garage Génération 4X4 à Perpignan, le discret Nicolas Falloux, n’a cessé d’évoluer avec abnégation et compétence, des qualités qui lui ont permis d’obtenir la confiance d’Overdrive, l’équipe officielle Toyota, pour le Dakar 2018. Au terme d’une course éprouvante de 15 jours sur le continent sud-américain, il a terminé deuxième de la catégorie T2 et assuré parfaitement son rôle de mécanicien d’assistance en compagnie de son copilote novice Florian Gonzalez. Retour sur une aventure extraordinaire.

Dorian Hirat : Est-ce que c’était votre première participation au Dakar ?
Nicolas Falloux : Non, c’était la cinquième. La première année en 2011, je faisais partie de l’organisation en tant que responsable du camion Michelin. En 2012 et 2013, j’étais copilote dans un camion de course. On faisait l’assistance pour Overdrive, l’équipe officielle Toyota. En 2015 pour ma 4e participation, je conduisais une voiture d’assistance pour Overdrive, tout comme cette année.

D.H. : Comment s’est présentée cette opportunité d’intégrer l’équipe d’assistance d’un team officiel comme Toyota 
NF : J’ai commencé en camion par l’intermédiaire d’un copain. Cela m’a permis de mettre le pied à l’étrier. Ensuite, j’ai fait l’assistance en voiture comme pilote car chez Overdrive, ils savaient que je roulais bien, que j’étais tenace et que je terminais les courses. Ils m’ont donné ma chance. Pour cette année, j'ai assisté aux essais de Fontjoncouse dans l'Aude, pour que l’on puisse discuter de mon implication à leurs côtés. Ils souhaitaient me confier plus de responsabilités en me demandant de gérer l’assistance avec une voiture et un camion.

D.H. : Quel était exactement votre rôle chez Overdrive ?
N.F. : Je devais assister les voitures des clients et des pilotes officiels Toyota Al Attiyah, De Villiers et Ten Brincke. Mais les premiers, on les voit rarement. J’ai surtout joué les "Saint-Bernard" pour des clients et en particulier des Chinois. Il y a un équipage que nous avons suivi pendant toute une semaine jusqu’à ce qu’ils abandonnent. En général, avec mon copilote Florian Gonzalez, on s’occupe des petites réparations. Si cela prend plus d’une heure, on passe le relais au camion.

D.H. : Quels ont été les moments marquants de cette édition ?
N.F. : Dès le deuxième jour de course, nous avons connu une étape très difficile dans les dunes. Nous avons mis plus d’une heure pour sortir d’un trou énorme. A l’occasion de l’étape Marathon, nous avons dû remplacer un embrayage sur un véhicule Toyota et participer à la mécanique pour tous les autres équipages. Nous avons remis sur les roues un camion qui s’était couché, attendu l’assistance médicale en compagnie d’un motard blessé. Nous avons perdu beaucoup de temps mais il n’était pas question de l’abandonner. Au bout du quatrième jour, on a dormi dans les dunes, enfin, dormir dans un baquet de course, c’est un bien grand mot ! Puis au petit matin, nous avons regagné l’arrivée pour enchaîner sur la spéciale suivante. Nous sommes quasiment arrivés tous les jours de nuit et les trois derniers jours, nous n’avons pas dormi.

D.H. : A part toutes ces galères, est-ce que vous avez connu des moments de bonheur ou d’émerveillement ?
N.F. : Nous sommes tellement concentrés puis après avec la fatigue, c’est difficile de profiter au moment où l’on voit les choses. La satisfaction vient après coup, quand on revoit des photos ou bien des images à la télévision. Ca a été un Dakar très dur. Nous avons fini la course exténués, mais nous avons la satisfaction d’avoir bien fait notre travail. Jean-Marc Fortin, le patron d’Overdrive, nous a félicité.

D.H. : Etes-vous prêt à repartir pour la prochaine édition ?
N.F. : Oui bien sûr, même si nous en avons bavé. Heureusement que je m’étais préparé en faisant du sport tous les jours pendant un mois et demi avant la course. Ma compagne a du mal à comprendre. Nous avons failli nous mettre dix fois sur le toit, mais nous avons pris beaucoup de plaisir. Nous avons la satisfaction de voir le très bon comportement des Toyota, le respect de notre travail et la très grande entraide qui a régné au sein de l’équipe Overdrive.

Propos recueillis par Dorian Hirat

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  • Malgré les nombreuses difficultés du parcours, Nicolas Falloux a su tirer profit de ses 15 années de compétition en rallye raid.
    Malgré les nombreuses difficultés du parcours, Nicolas Falloux a su tirer profit de ses 15 années de compétition en rallye raid.
  • Nicolas Falloux pour rallie l’arrivée au volant de son Toyota VDJ 200 à moteur V8 4.5l de 380 cv
    Nicolas Falloux pour rallie l’arrivée au volant de son Toyota VDJ 200 à moteur V8 4.5l de 380 cv
  • Nicolas et Florian, en plus de faire la course, devaient porter assistance aux équipages Toyota et faire de la mécanique tous les soirs au bivouac.
    Nicolas et Florian, en plus de faire la course, devaient porter assistance aux équipages Toyota et faire de la mécanique tous les soirs au bivouac.
Publié le par Copilot.fr
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Tél. : 04 68 52 70 59
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