recherche en cours

Lotus Seven 1964

La création de Colin Chapman est une voiture minimaliste, mais qui curieusement exacerbe les sensations de pilotage. Son secret ? Une légèreté extrême. En route avec Dominique Bruchet, mécanicien de son état et spécialiste régional des voitures anglaises.

La Lotus Seven incarne parfaitement la devise « light is right » de son génial créateur Colin Chapman. Avec son châssis tubulaire, sa carrosserie et son équipement minimalistes, propulsée par un 1500 Ford Kent développant 100 cv (arbre à cames et carbus affutés), elle est une très spartiate mais particulièrement redoutable négociante en virage directement échappée des circuits. Et qui mieux que Dominique Bruchet, le garagiste de Gincla (La passion de l’ancienne) spécialisé dans les voitures d’Outre -Manche pour nous parler de la Lotus Seven. Il s’agit d’une voiture qu’il a achetée à l’état d’épave il y a une quinzaine d’année et qu’il a entièrement reconstruite. « Au volant de la Seven dès que l’on voit un virage, on a le sourire. C’est une voiture exceptionnelle pour négocier les courbes grâce à son poids minimal qui permet de réduire la force centrifuge. Chaque année, je vais au Grand Prix historique de Pau. Je me fais un plaisir d’emprunter la route des grands cols pyrénéens pour m’y rendre. 480 km de pur bonheur » explique Dominique Bruchet. La Lotus Seven a été pendant longtemps la voiture des écoles de pilotage. Une voiture sans direction ni freinage assisté, qui permet d’être en relation directe avec les éléments mécaniques et de ressentir parfaitement la route. « Facile à conduire quand on roule tranquille mais qui demande des notions de pilotage et surtout de savoir maitriser la glisse quand on écrase la pédale de droite » précise notre mécano.

Cette voiture qu’il conduit toujours la barbe au vent avec un casque en cuir et des lunettes, lui rappelle ses premières sensations de vitesse éprouvées au guidon d’une Triumph lorsqu’il avait 16 ans. « C’est bien de regarder le ciel quand on roule et la Seven est une véritable moto sur 4 roues » s’enthousiasme Dominique. Un plaisir de conduite qui se mérite car en plus d’être en prise avec les éléments, il faut esquiver les nombreux gravillons qui viennent remplir l’habitacle. « C’est d’autant plus vrai si l’on adopte les petits garde-boue sur les roues avants. Mais je préfère cela aux grandes ailes qui ont pour effet d’alléger dangereusement le train avant quand le vent s’engouffre en dessous à partir de 120 km/h » précise notre technicien. A l’écouter, la Lotus Seven n’est que pur bonheur mais quid de la mauvaise réputation des Anglaises supposant un manque évident de fiabilité. « C’était déjà la réputation des motos. Et c’est pour cela que je me suis intéressé aux véhicules anglais afin de démontrer que cette mauvaise réputation n’était pas justifiée. Chaque année avec les membres de l’AVAR, nous participons à la Promenade des anglaises, effectuant 300 km par jour durant 4 à 5 jours et je peux vous assurer que personne ne tombe en panne. Quand ces voitures sont entrées sur le marché de la Collection, elles étaient bien souvent passées entre les mains d’étudiants désargentés qui n'avaient effectué aucun entretien hormis une belle peinture pour la revente. Toutes les voitures anglaises, quelle que soit la marque, ont un faisceau électrique construit avec la même logique, le même code de couleur des fils ce qui simplifie énormément les choses. Je connais des anglaises des années 50 avec un faisceau électrique d’origine qui fonctionnent parfaitement. C’est une fausse mauvaise réputation. Il faut juste s’adresser à un vrai spécialiste » explique Dominique Bruchet. Sa Lotus Seven Mark II également appelée « pré crossflow » c’est-à-dire que son moteur de Ford Cortina possède l’admission et l’échappement du même côté, est une véritable anglaise avec la conduite à droite. Une spécificité qui ne gêne pas notre garagiste de Gincla, car la première voiture qu’il a conduit une fois le permis en poche, était la Salmson de son père, une voiture française à la conduite à droite comme cela se fabriquait entre les deux guerres.

Dorian Hirat

 

Partagez sur les réseaux sociaux

Galerie d'images

Photo 1 / 5 du véhicule Lotus Seven 1964 Photo 2 / 5 du véhicule Lotus Seven 1964 Photo 3 / 5 du véhicule Lotus Seven 1964 Photo 4 / 5 du véhicule Lotus Seven 1964 Photo 5 / 5 du véhicule Lotus Seven 1964
Publié le par Copilot.fr
Lotus Seven 1964
×
Inscrivez-vous à notre newsletter

Recevez tous les mois nos dernières actus et nos nouvelles éditions du magazine Copilot.fr dans votre boite e-mail.

Fermer