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INTERVIEW : JONATHAN DESSENS

" Le rallye avec les arbres et le précipice, c’est quand même une sacrée montée d’adrénaline ! "

A désormais 34 ans, le pilote illois n’est plus un espoir mais une valeur sûre du sport automobile comme en atteste son actuelle 5ème place au classement de la Funyo cup. Son parcours éclectique l’a conduit du rallye au circuit sur les traces de son père Alain. 

 

Doriant Hirat : Pourquoi avoir choisi de délaisser le rallye votre première discipline pour vous consacrer aux courses en circuit ?

Jonathan Dessens : Mon père a acheté une barquette Funyo il y a trois ans avec Etienne Champetier de Ribes. Je ne comprenais pas pourquoi il s’était lancé dans ce projet. Finalement ça ne lui plaisait pas et en 2016 il m’a poussé dans le baquet. C’est difficile de refuser de monter dans une voiture de course mais je n’étais pas spécialement attiré par cette discipline. J’ai fait trois courses et ça m’a plu d’autant plus que j’étais toujours en bagarre devant. 

A la vue de ces bons résultats, plutôt prometteurs pour un début, les bretons d’AGR Bleu Mercure m’ont proposé d’intégrer leur équipe en me faisant des conditions financières de location de la voiture particulièrement avantageuses. Il était impossible de ne pas saisir cette occasion. 

 

D.H : Comment se passe votre saison en Coupe Funyo ?

J.D : Cette année j’ai toujours été dans les quatre premiers lors des chronos mais la " guigne " s’est mise en travers de ma route et je figure seulement à la 5e place au championnat à une course de la fin de la saison. Lors de de la première course à Barcelone, j’ai fait trois fois 2ème. J’ai alors pensé que je pouvais viser le titre. A Magny-cours j’étais deuxième des qualifications et c’est ensuite que les problèmes ont commencé à survenir. J’ai perdu le bouchon du vase d’expansion et été contraint à l’abandon. A Dijon j’étais en tête quand au bout de la première ligne droite un pilote de mon équipe a été un peu trop optimiste au freinage et m’est rentré dedans. Cela s’est reproduit une autre fois. Dans ces conditions on ne peut pas viser la victoire alors que c’était jouable compte tenu de ma pointe de vitesse. 

 

D.H : Il reste une course à disputer au Mans. Quel est votre objectif ?

J.D : En fait il y aura 4 courses à disputer dans le week-end sur ce circuit du Mans. J’aimerais bien enfin gagner car jusqu’à présent je n’ai que des deuxièmes places. 

 

D.H : Avez-vous déjà une idée de ce que sera votre programme sportif l’année prochaine ?

J.D : J’aimerais bien continuer en Funyo cup car c’est le meilleur rapport prix performance. Mais comme mon team AGR Bleu Mercure va arrêter dans cette discipline, il faut trouver des solutions. Ce qui est plaisant c’est que tous les concurrents sont ensemble dans le paddock. Il y a un très bon état d’esprit. On fait des grillades ensemble et tout le monde s’aide en cas de problème mécanique. De plus le constructeur est sur place et si on a besoin d’une pièce on peut se la procurer à un prix très raisonnable. 

 

D.H : Du rallye à la course de côte en passant par le Cross car et maintenant le sport proto sur circuit quelle est la discipline qui vous a fait le plus vibrer ?

J.D : Ma discipline de cœur c’est le rallye. D’ailleurs je vais rouler très prochainement au rallye des camisards sur la Subaru de mon beau père Alain Cribeillet. Je n’ai pas roulé depuis le Vallespir 2017. Le rallye me manque mais je n’ai pas de préférence. En Funyo cup je retrouve l’esprit festif de l’Autocross. Il faut reconnaitre que les courses en circuit c’est plus facile pour la famille, les amis et les sponsors. Mais le rallye avec les arbres et le précipice, c’est quand même une sacrée montée d’adrénaline. En circuit, on ne se rend pas compte de la vitesse et le danger est moindre. Quand j’entends les gars se plaindre que sur tel ou tel circuit les dégagements et les bacs à sables sont moindres que sur d’autres, je dois avouer que ça me fait sourire car en rallye il n’y a pas de droit à l’erreur. De toute façon dès que l’on a le casque sur la tête on oublie le danger. Simplement grâce à l’expérience, et je crois que le cross car m’a bien servi pour progresser dans les autres disciplines, on devient plus précis. Par exemple, cette année je n’ai pas fait  
d’erreur. 

 

D.H : Envisagez-vous de relever d’autres défis à l’avenir ?

J.D : J’en suis arrivé à un point où c’est difficile de combiner le travail, la famille, la préparation de la voiture de course parfois jusqu’à deux heures du matin et la course. Il faudra peut-être envisager une année sabbatique. Enfin c’est quand même dur de ne pas se laisser tenter par une course ou deux en fonction des opportunités. Sinon je rêve de louer une belle voiture pour gagner le rallye du Vallespir ou du Fenouillèdes. Mais bon comme toujours c’est le côté financier qui nous freine. S’il y a un mécène qui veut se manifester…

 

Propos recueillis par Dorian Hirat.

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Publié le par Copilot.fr
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