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Damien OTON

Le vice-champion du Monde de VTT Enduro 2014 et 2016, vient de découvrir à 30 ans les plaisirs de la course automobile en participant au dernier rallye du Fenouillèdes. Difficile d’échapper à la passion du rallye, quand on est natif d’Ille-sur-Têt et que l’on compte des gens comme Christian Bruzi ou bien John et Alain Dessens, dans son cercle familial. Il a beaucoup apprécié et revient sur les sensations éprouvées à l’occasion de ses débuts au volant. 

Dorian Hirat : Vous venez de participer pour la 2e fois au rallye du Fenouillèdes. Qu’est-ce-qui vous a poussé à tenter l’expérience de la course automobile ?
Damien Oton : On peut quasiment dire que c’est la première fois, car en 2016, j’avais abandonné dès la première spéciale. En fait, j’ai toujours aimé le rallye mais c’est un sport très coûteux. Pendant de très nombreuses années, j’y assistais comme spectateur. En étant vice-champion du Monde, j‘ai touché de belles primes et cela m’a permis de louer une voiture. Mais par rapport au vélo, ce qui est frustrant, c’est qu’en quelque sorte, c’est le plus riche qui gagne ! Enfin, pour ce qui concerne le rallye au niveau régional.

D.H. : Comment s’est passée votre course ?
D. O. : J’ai pris beaucoup de plaisir. C’est fabuleux. Malheureusement, j’ai dû abandonner le dimanche mais j’ai eu le temps de ressentir de belles sensations. Ce n’est pas évident car il faut apprendre le maniement de la boite séquentielle, de l’autobloquant qui est parfois déroutant et écouter les notes du copilote, surtout la nuit. Je dois d’ailleurs remercier Sébastien Delaunay, un copilote chevronné et très compétent qui m’a bien aidé pour mes débuts. Dès les premiers kilomètres de la première spéciale que j’ai beaucoup appréciée, il y avait des concurrents déjà contraints à l’abandon. La route était très sale avec les quatre roues motrices qui sautent dans toutes les cordes. Ca met la pression mais je me suis libéré et j’ai fini la spéciale en transe. Je le répète ça a été un grand moment de plaisir et j’ai déjà réservé la voiture de Gaylord Milet pour la prochaine édition.

D.H. : Je crois que dans le cadre du championnat du Monde de VTT enduro, vous avez eu l’occasion d’affronter Nicolas Vouilloz, à la fois un grand champion  cycliste et automobile. Avez-vous eu l’occasion de parler de rallye avec lui ?
D.O. : Oui, c’est un copain et j’ai souvent discuté avec lui. C’est un pilote très doué et il m’a donné de très bons conseils. J’aimerais qu’il habite plus près de chez moi afin que nous puissions échanger davantage.  

D.H. : Pour les recommandations concernant la pratique du rallye, je crois que vous pouvez compter sur Christian Bruzi, ce qui est un sacré atout !
D.O.  : Oui c’est super. Il est venu à la séance d’essai d’avant rallye avec moi. Il m’a dit ce qu’il fallait faire et surtout ne pas faire. Par exemple, quand on part avec un gros numéro, la route est dégradée. Il faut savoir rester dans la trace et ne pas forcément aller chercher la trajectoire idéale pour sa voiture…

D.H. : Ce ne sont quand même pas quelques gravillons qui vont faire peur à un vététiste de votre niveau ?
D.O. : Non, mais en voiture c’est bien différent du VTT. Vitesse, trajectoire, champ de vision réduit sont des éléments semblables entre VTT et rallye. Mais la glisse est bien différente. Le fonctionnement de l’autobloquant me perturbe beaucoup. De toute manière, il n’y a pas de magie, il faut rouler pour apprendre.

D.H. : Et votre expérience en rallye peut-elle vous apporter un plus en VTT ?
D.O. : Oui au niveau de l’acuité visuelle grâce aux hautes vitesses atteintes en voiture.

D.H. : Quels sont vos projets ?
D.O. : J’ai signé un nouveau contrat de deux ans en Mondial. Mon objectif est toujours de décrocher le titre. J’aimerais plus tard organiser des stages et des compétitions dans le 66. C’est un département qui se prête  à la pratique du VTT de descente. Nous avons de supers sentiers. Moi qui voyage beaucoup, j’ai pu me rendre compte que notre département est fabuleux. On peut aller de Font-Romeu à la mer en VTT. Quinze jours avant le rallye du Fenouillèdes, j’ai organisé le Catalan’duro à Saint-Michel-de-Llotes. Ça a été un grand succès avec 300 participants et une très grosse liste d’attente. On va le refaire et s’organiser pour pouvoir accueillir tout le monde.

Propos recueillis par Dorian Hirat.

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Photo 1 / 5 du véhicule Damien OTON Photo 2 / 5 du véhicule Damien OTON Photo 3 / 5 du véhicule Damien OTON Photo 4 / 5 du véhicule Damien OTON Photo 5 / 5 du véhicule Damien OTON
  • Le pilote de VTT d’Ille-sur-Têt a terminé 5e du championnat du Monde après des débuts compliqués.
    Le pilote de VTT d’Ille-sur-Têt a terminé 5e du championnat du Monde après des débuts compliqués.
Publié le par Copilot.fr
Damien OTON
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