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"Pilote d'usine, ne serait-ce que le temps d'un rallye, c'est un véritable accomplissement."

Connu pour sa belle pointe de vitesse dans les formules de promotion et ses nombreux exploits tant en rallye régional qu’en championnat de France, le pilote de Roujan a connu enfin à 38 ans, une véritable consécration en participant au rallye de Monte-Carlo sous les couleurs de Renault.

Dorian Hirat : Comment s’est décidée cette participation au rallye de Monte-Carlo, première épreuve de la saison du championnat du Monde ô combien prestigieuse ?
Boris Carminati : C’est la récompense de ma victoire dans le Trophée Clio R3T 2019. Au départ, on n’a pas fait le trophée pour gagner la participation au Monte-Carlo mais c’était la cerise sur le gâteau. On a été pilote officiel Renault sur une manche du Championnat du Monde. En tant qu’Agent Renault et même si ça a été juste l’espace d’un rallye, cela représente un véritable accomplissement. Quand j’étais adolescent, je rêvais devant les exploits des Ragnotti, Oreille, Bugalski et Jordan qui roulaient en Clio groupe A puis Maxi. Cette fois-ci, c’était mon tour. Travailler avec les ingénieurs de Renault tout au long de la course a été une super expérience.

D. H. : N’auriez-vous pas préféré une participation au Tour de Corse, autre épreuve française du WRC ?
B.C. : Difficile de répondre car ce sont deux épreuves mythiques. A faire un Monte-Carlo sans neige et avec des conditions aussi changeantes et difficiles, effectivement j’aurais préféré faire le Tour de Corse avec des routes qui comportent du grip et qui permettent d’exploiter pleinement le potentiel de la voiture. C’est dommage car lors des reconnaissances, il y avait de la neige. Ensuite ça a fondu et après le passage des WRC, la route était très dégradée. Mon ouvreur Mathieu Arzeno qui a plusieurs Monte-Carlo à son actif, a trouvé que l’édition de cette année était très difficile. D’ailleurs, je dois saluer son travail car sans ouvreur, il y avait beaucoup de chance de finir dans le décor.

D.H. : Le rêve ne s’est-il pas un peu transformé en cauchemar ?
B.C. : J’en ai beaucoup parlé avec Mathieu mon ouvreur. Ca reste un rallye frustrant car tu roules seulement à 70 % vu l’état de la route. Dans les formules de promotion comme le Trophée Clio R3T, tu as l’habitude d’être à 110 %. Dès que tu te lâches, tu es vite rappelé à l’ordre. On ne peut pas dire pour autant que l’on s’est traîné car on a fait quelques bon temps dont 3 meilleurs chronos en 2 roues motrices.

D.H. : Comment s’est passé le rallye ?
B.C. : Ca s’est plutôt bien passé dans l’ensemble à part le vendredi après-midi où l'on a crevé deux fois à l’avant droit. On a perdu plus de 5 minutes à cause de ces deux crevaisons. Je m’arrête à un endroit où il y avait beaucoup de spectateurs en pensant qu’ils allaient pouvoir m’aider, mais malheureusement en championnat du Monde, c’est interdit et les commissaires surveillaient de près. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas crevé.

D.H. : Les sentiments éprouvés tout au long de ce rallye ont-ils tout de même été à la hauteur de vos espérances ?
B.C . : On a quand même pris un pied d’enfer ! La foule au bord des routes, c’est magique. Je souhaite à tout pilote amateur de vivre cette expérience. Il y a une ambiance extraordinaire, surtout la nuit, que l’on trouve nulle part ailleurs.

D.H. : Projetez-vous de participer à d’autres épreuves du championnat du Monde ?
B.C. : Après un Monte-Carlo pourquoi ne pas rêver de faire un Tour de Corse. Mais c’est financièrement que ça va bloquer. Avec une petite deux roues motrices comme la Clio, il faut au moins compter 30 000 euros. Sinon plus proche de nous, ce qui me fait rêver, c’est de faire le rallye des Cévennes avec une performante voiture du groupe R5. Mais bon, il faut rester les pieds sur terre.

D.H. : Quand vous reverra-t-on au volant cette saison ?
B.C. : Je n’ai pas de programme particulier prévu. Pourquoi ne pas essayer d’être présent aux Cévennes. Mon père prend sa retraite cette année et il va falloir se concentrer sur l’entreprise.

Propos recueillis par Dorian Hirat
Remerciements pour les photos : Bastien Roux Photography & JGMX.

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Photo 1 / 4 du véhicule "Pilote d'usine, ne serait-ce que le temps d'un rallye, c'est un véritable accomplissement." Photo 2 / 4 du véhicule "Pilote d'usine, ne serait-ce que le temps d'un rallye, c'est un véritable accomplissement." Photo 3 / 4 du véhicule "Pilote d'usine, ne serait-ce que le temps d'un rallye, c'est un véritable accomplissement." Photo 4 / 4 du véhicule "Pilote d'usine, ne serait-ce que le temps d'un rallye, c'est un véritable accomplissement."
  • Participer au Monte-Carlo est le rêve de tout pilote amateur.
    Participer au Monte-Carlo est le rêve de tout pilote amateur.
  • Suite à la fonte de la neige, la route était très dégradée.
    Suite à la fonte de la neige, la route était très dégradée.
  • Copiloté par Marine Lacruz, Boris a remporté le Trophée Clio RT en 2019
    Copiloté par Marine Lacruz, Boris a remporté le Trophée Clio RT en 2019
  • Après le Monte-Carlo, pourquoi ne pas rêver de faire un Tour de Corse.
    Après le Monte-Carlo, pourquoi ne pas rêver de faire un Tour de Corse.
Publié le par Copilot.fr
"Pilote d'usine, ne serait-ce que le temps d'un rallye, c'est un véritable accomplissement."
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