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Abarth 1300 esse 1969

La famille Pietrantuono a de l’essence qui coule dans les veines. Elle nous donne l’opportunité de découvrir une très belle et rare réalisation du sorcier italien Carlo Abarth, la dernière avant de passer sous pavillon Fiat. Un bolide qui montre toute l’étendue du savoir-faire du préparateur transalpin.

La famille Pietrantuono a la passion automobile chevillée au corps et se la transmet de génération en génération avec une préférence pour les véhicules italiens, origine oblige. Zacharie le grand-père maternel de Marc, a initié l’engouement pour les belles mécaniques repris par son beau-fils René et désormais c’est au tour de Paul et Jean, incollables sur l’ensemble de la production automobile, de prolonger cette belle histoire. Avec son Abarth 1300 super sport acquise en 2007 du côté de Limoges, la famille Pietrantuono possède une vraie pépite. Selon Marc, il aurait été recensé seulement 5 exemplaires en France, environ 200 dans le Monde mais aucun d’identique ! L’ancien propriétaire était monté dans cette voiture lorsqu’il était enfant avec le journaliste du magazine Echappement de l’époque, un ami de son père. Cette Abarth 1300 dans sa livrée originale jaune qui a de faux airs de Ferrari en modèle réduit, était vraisemblablement une voiture destinée aux essais Presse. Autre particularité, il s’agit de la dernière production en série Abarth avant de passer sous contrôle Fiat en 1971. Carlo Abarth s’est inspiré des Alpine A110, Lotus Europe et du « light is right » pour créer son bolide. Une Carrosserie de Lombardi Grand Prix (voiture crée par Francis Lombardi, ingénieur aéronautique) dont le moteur Fiat 850 est remplacé par un Fiat 1100 poussé à 1300cc et des trains roulants spécifiques avec quatre freins à disque. « Dans les Fiat 1100 le moteur était à l’avant tandis que dans l’Abarth 1300, il est positionné à l’arrière. Il a donc fallu le faire tourner à l’envers avec arbre à came, pompe à eau et démarreur spécifique » précise Marc. Une spécificité à connaître quand on restaure ce type de voiture sous peine de grosse galère et Dominique Bruchet, le mécanicien de La passion de l’ancienne à Gincla a été d’une grande compétence sur ce thème bien précis. Marc aime bien mettre les mains dans le cambouis. Cela permet de maîtriser les coûts et en même temps de bien connaitre son véhicule et d’apprécier les solutions techniques utilisées par le constructeur comme il nous l’explique : « Il faut voir en Carlo Abarth bien plus qu’un simple motoriste. Sur l’Abarth 1300SS la coque est en tôle. Mais la face arrière est en fibre et se démonte très facilement pour accéder au moteur qui coulisse sur 2 rails permettant ainsi une maintenance rapide de la boite de vitesse positionnée du côté de l’habitacle. L’intérêt de cette voiture réside également dans ses trains roulants, novateurs pour l’époque. Quand on pense Fiat, on pense bricolage, ce qui n’est pas le cas d’Abarth. Il y a une démarche d’ingénieur qui prend en compte tous les détails. Cette voiture a été réalisée avec un esprit compétition intégrant une possibilité de changement rapide des pièces. Carlo Abarth était très attaché à cette voiture. Il pensait qu’elle pouvait concurrencer la Berlinette Alpine. Tout est très bien étudié et ce démonte facilement ».

Achetée en 2007, la belle italienne a effectué ses premiers tours de roues il y a seulement quelques mois. L’attente fut longue mais Marc a le sourire : « J’ai éprouvé de super sensations. La tenue de route est très bonne. L’auto est très réactive grâce à son poids contenu ». Pour recueillir de précieuses informations nécessaires à la restauration de la voiture, Marc accompagné de sa femme Agnès et de ses deux fils Paul et Jean, s’est rendu en Belgique chez Guy Morenhout, grand spécialiste Abarth puis à San Marin au Musée Abarth. Tout ce périple effectué au volant d’une Ami 8 ! Passion de l’ancienne quand tu nous tiens…

 

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Photo 1 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969 Photo 2 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969 Photo 3 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969 Photo 4 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969 Photo 5 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969 Photo 6 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969 Photo 7 / 7 du véhicule Abarth 1300 esse 1969
  • Abarth 1300 esse 1969
    Abarth 1300 esse 1969
  • Abarth 1300 esse 1969
    Abarth 1300 esse 1969
  • Une belle carrosserie propulsée par un 1300 Fiat préparé par le sorcier Abarth qui délivre une centaine de chevaux.
    Une belle carrosserie propulsée par un 1300 Fiat préparé par le sorcier Abarth qui délivre une centaine de chevaux.
  • L’instrumentation n’est pas traditionnellement placée derrière le volant mais au centre de l’habitacle.
    L’instrumentation n’est pas traditionnellement placée derrière le volant mais au centre de l’habitacle.
  • Deux pédales d’accélérateur :  une astuce Abarth pour effectuer le talon pointe indispensable  en conduite sportive.
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  • Marc Pietrantuono
    Marc Pietrantuono
  • La simple vue du Scorpione exacerbe bien des passions.
    La simple vue du Scorpione exacerbe bien des passions.
Publié le par Copilot.fr
Abarth 1300 esse 1969
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